J'aurai l'occasion d'y revenir dans un prochain article mais CREDI-ONG s'est investit dans la création d'une réserve naturelle touristique afin de préserver la biodiversité locale mise à mal notamment par la déforestation. L'espèce emblématique de la réserve est le Sitatunga, dernier grand mammifère présent au sud du Bénin. Il s'agit d'une antilope en voie de disparition qui s'est adaptée à l'environnement marécageux caractéristique que l'on rencontre ici. C'est naturellement que la réserve a pris le nom de "vallée du Sitatunga".
Le musée que je vous présente ici a été créé dans le but de pouvoir observer en captivité les animaux présents dans la vallée qu'il n'est pas facile d'apercevoir lors des visites sur le terrain. Sa vocation est avant tout pédagogique et est axée sur la préservation de l'environnement naturel au moyen d'affiches descriptives présentent au fil de la visite.
Le musée est structuré autour de 4 espaces:
- Un premier constitué d'aquariums pour présenter la vie aquatique (principalement des poissons)
- Des terrariums présentent les espèces de reptiles que l'on peut rencontrer dans la vallée
- Un espace est dédié aux petits mammifères
- Un dernier se destine à la présentation d'insectes et d'arachnides
C'est dans ce musée que je vais conduire mes essais de reproductions, un des enjeux est d'utiliser les infrastructures déjà existantes pour maintenir les espéces que je veux élever.
Entrée du musée avec devant un bassin extérieur contenant deux spécimens de crocodile nain, espèce rare que l'on rencontre également sur la ferme.
Une partie des aquariums du musée
Les terrariums où logent les reptiles.
Un spécimen de vipère heurtante dont la morsure peut être mortelle.
Un python de Seba, une espèce en déclin. Il s'agit du plus gros serpent d'Afrique (jusqu'à 8 m de long pour les spécimens les plus âgés !).
Les autres espaces ne sont pas pour le moment occupés c'est pourquoi je n'ai pas ajouté d'autres photos. La difficulté de maintenir certaines espèces en captivité et l'absence de personnel dédié au musée explique que tous les espaces ne sont pas encore totalement valorisés.